Une alliance peu probable favorise la protection de la région boréale du Canada

Divers partenaires se joignent à l’effort de protection de la région boréale du Canada

Le 19 décembre 2005 – Ottawa

Une firme de placement canadienne chef de file et le plus important organisme de conservation sans but lucratif du monde donnent leur appui à une vision nationale qui prône l’équilibre entre la protection des valeurs écologiques et culturelles et le développement économique responsable des 1,4 milliard d’acres que couvre la région boréale du Canada, selon l’annonce faite aujourd’hui par l’Initiative boréale canadienne.

Nommée la Convention pour la conservation de la forêt boréale, la vision réclame la protection d’au moins 50 pour cent de la région boréale du Canada et le recours à des pratiques de développement durable de calibre mondial sur l’autre moitié du territoire. Les nouveaux signataires qui s’ajoutent aujourd’hui – en l’occurrence, la Ethical Funds Company, le premier et plus important gestionnaire de fonds communs de placement éthiques au Canada, et The Nature Conservancy – se joignent ainsi aux 11 autres organismes de conservation, Premières nations et sociétés d’exploitation forestière et d’énergie chefs de file ayant procédé au lancement de la Convention. Depuis son lancement il y a deux ans, la Convention retient de plus en plus l’attention de décideurs canadiens ainsi que du marché américain.

« L’annonce d’aujourd’hui témoigne de l’appui croissant de l’approche équilibrée prônée dans la Convention, un appui qui se manifeste dans divers secteurs, d’affirmer la directrice de l’IBC, Cathy Wilkinson. Ces chefs de file partagent une préoccupation en progression quant à la nécessité de la planification avant toute activité de développement alors que la pression exercée par des intérêts industriels augmente et en reconnaissance des valeurs mondiales uniques de la région, des valeurs telles que le rôle crucial que jouent les arbres, le sol et les tourbières de la région boréale dans l’atténuation des effets du changement climatique. »

S’étendant d’un bout à l’autre du Canada, depuis Terre-Neuve-et-Labrador jusqu’au Yukon, et couvrant 58 % du pays, la région boréale représente l’un des plus grands écosystèmes du monde. Il assure de grands habitats à un large éventail d’espèces animales dont des oiseaux migrateurs, de rares caribous des bois, des grizzlis et des loups. Plus de 600 collectivités autochtones habitent la région, et la richesse de ressources naturelles qu’elle offre est essentielle à la survie des industries forestière, minière, hydroélectrique, pétrolière et gazière en Amérique du Nord.

« Les forêts canadiennes sont des icônes canadiennes. Elles ont façonné notre histoire, notre économie et notre culture. Elles font partie intégrante de qui nous sommes, d’affirmer Bob Walker, vice-président responsable de la durabilité pour la Ethical Funds Company. Nous avons une obligation envers les générations futures de Canadiens de gérer soigneusement l’ensemble de nos activités dans la région boréale, car cette dernière est au cœur de l’identité de notre nation. »

Ethical Funds s’est adressée par écrit et a entamé des pourparlers avec RBC Groupe financier, la CIBC, le Groupe financier de la Banque TD, la Banque Scotia et BMO Groupe financier leur demandant d’élaborer des politiques de prêt axées sur la protection de la biodiversité et en appui à la Convention. Dans le passé, Ethical Funds a réussi à obtenir la collaboration des cinq premières banques canadiennes dans des dossiers de protection de l’environnement et de durabilité. En effet, la société a réussi à obtenir la signature de quatre de ces banques en appui des Principes de l’Équateur qui prônent l’élaboration d’une politique par l’industrie financière qui est socialement responsable et reflète de saines pratiques de gestion de l’environnement.

« La Convention fixe un but ambitieux, celui d’assurer un équilibre entre les avenues de développement économique et la protection des ressources naturelles, de déclarer Tony Grundhauser, directeur du partenariat États-Unis/Canada de The Nature Conservancy. Nous sommes enthousiastes de nous joindre aux autres partenaires de la Convention pour travailler à l’atteinte de ce but de protéger cette ressource naturelle cruciale à une échelle pouvant réellement faire une différence. La région boréale du Canada est l’une des trois régions forestières pionnières de la planète et elle est de plus en plus menacée. Nous devons donc tous relever le défi de trouver des moyens de protéger cette région spéciale tout en nous assurant que ses précieuses ressources sont gérées de façon durable à l’avantage des personnes qui habitent ses forêts et y travaillent. Le temps presse puisque moins de 10 % de la région boréale est actuellement protégée contre le développement. »

The Nature Conservancy (TNC) appuiera la mise en œuvre de la Convention en prêtant son expertise scientifique et en matière d’aménagement du territoire et en ayant recours à ses relations avec de nombreux partenaires clés dans l’industrie. Jusqu’à ce jour, TNC et ses plus d’un million de membres se sont portés responsables de la protection de plus de 117 millions d’acres de territoire et de 8000 kilomètres de rivières partout dans le monde.

Consultez le document d’information ci-annexé pour en savoir plus sur la région boréale du Canada, la Convention pour la conservation de la forêt boréale et chacun de ses signataires ou encore visitez www.borealecanada.ca.

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